Association de jeu de rôle Grandeur Nature et d’animations Médiéval Fantastique

Sarrant...j’y étais

mardi 10 octobre 2006, par agathe

Tout a commencé, un soir d’hiver par un coup de téléphone fortuit, de ceux qui vous font croire que la Providence existe.

Cet appel engendra la rencontre d’une femme d’exception – Colette – elle nous ouvrit les portes de Sarrant la Médiévale.

Le défi était de taille. Nous aurions bien moins craint un GN regroupant les joueurs les plus férus, mais là, il nous fallait séduire le badaud, porter beau devant les médiévalistes puristes, répondre aux attentes de notre mandataire et enfin et surtout gagner la sympathie du jeune public.

Puis l’inspiration est venue et ne nous a plus quitté. Chaque semaine pendant deux mois nous avons vécu au rythme de la préparation de Sarrant. Les exigences de l’évènement sont devenues plus précises : il nous fallait animer les rues sans pour autant gêner les animations prévues, amuser la foule tout en prenant soin de promouvoir Castilla Garona et le GN sans effrayer le chaland !

Du bestiaire GNistique nous avons extrait un orque, des elfes, un nain bougon, un barbare, une dryade, une noble caractérielle, une farfadette facétieuse, des chevaliers très fatche etc. Pour chacun une scénette fut écrite, répétée, mise en scène. Grand bien nous en a pris d’ailleurs car si un « ’tain » s’excuse en GN, les ponctuations toulousaines ne sont pas dans le ton des animations médiévales.

Au final voici le répertoire construit :

1ere journée :

-* Quand un Nain rencontre un Elfe -* La geste de frères de Fatche -*L’Etoile Noire -* Paladin un jour, Paladin Toujours

2° journée :

-* Rend sa bourse à la Dame -* Agreugreu un Orc très recherché -*Touche pas à ma milice -* Faut pas manquer de respect à une Dryade

Vendredi, début d’après midi pour les uns, début de soirée pour les autres, c’est objectif Sarrant.

Ce noble village se situe à environ une heure de route de Toulouse, niché dans un écrin de verdure, une bonne carte routière est indispensable pour espérer l’atteindre !

Nous nous sommes installés dans le jardin de Colette. L’ambiance « week-end à la campagne » a largement contribué à la bonne humeur de tous. Un tour des lieux s’est imposés avant la première, constat : les rues sont étroites, mais quelle merveilleuse scène pour des rôlistes ! Imaginez, de la pierre, de la pierre, pas la moindre petite trace de goudron dans l’enceinte du village, des étendards chatoyants le long des murs ! Bref notre imagination hardie s’est même prise à rêver de murder entre ces murs !!

La seule ombre au tableau était l’emplacement, pour des raisons de sécurité, l’espace initial où nous devions nous situer avait été rendu à la circulation. Néanmoins les promesses et les efforts du responsable du festival, M.Aragon, nous on permis de terminer la soirée dans un esprit de détente !

Voici pour l’introduction de ces deux jours ! Si vous avez suivi mon récit jusque là, il est temps maintenant de remercier votre patience en abordant ce fameux week-end d’animation médiévale !

Première journée, samedi

Le samedi a débuté par l’installation du stand, composé de tonnelles de GN, de mannequins d’exposition, d’un panneau d’affichage, de présentoirs d’armes. Nous craignons fort de n’être pas à la hauteur des autres exposants mais finalement le stand fut plus qu’honorable !

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Stand

Installés juste à l’entrée, nous bénéficions du flux des entrants.

Une fois tout le monde costumé, le camp bien installé nous prenons place dans le décor de Sarrant !

Rend sa Bourse à la Dame fut la première scénette à être jouée. Pour des raisons de disponibilité de nos effectifs, nous avons du intervertir les deux journées. La scène se déroula non sans difficulté. Le public absorbé par toute sorte de détail n’a pas fait grand cas de cette première scène. Et c’est avec un grand courage que Nolwenn et son escorte ont essayé de capter l’attention. Pour couronner le tout, des cavaliers peu polis nous ont forcé à l’entracte !

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Arabella et son escorte

Les deux scènes suivantes, essentiellement constituées de combats eurent plus de succès car jouées dans l’arène des duellistes.

D’un commun accord la dernière scène resta de côté ; les personnages ayant passé une bonne partie de la journée avec les enfants ils étaient épuisés.

Le soir même autour d’un copieux repas chez Colette, notre hôte, nous tirions les apprentissages de cette première journée. Le bilan apparu relativement positif : nous avions plu ! Mais comme pour toute médaille il y avait des revers !

Les points positifs :

• Un stand populaire : l’exposition de costume attire l’œil ; les armes en démonstration intrigue et surprennent agréablement !

• Les enfants sont demandeurs de séances d’essais des armes

• Le contact a été relativement facile avec l’ensemble des visiteurs du Stand, ceux-ci se sont montrés intrigués, intéressés et pour certains séduits. Donc pas de stigmatisation du GN.

• Les séances de role-play se sont bien déroulées, elles amusaient les passants.

Les points de vigilance :

• Le public n’est pas spontanément attentif, il a besoin d’être prévenu, canalisé vers le lieu de la scène, sinon il se moque de ce qui se passe autour de lui, d’autant plus que nous n’étions pas annoncés à heures fixes sur le programme ! Conclusion nous avions besoin d’un annonceur !

• Les enfants ont beaucoup d’énergie, il n’est pas toujours évident de les canaliser, les ateliers combat sont une bonne échappatoire. Cependant nous manquons d’armes adaptées, c’est-à-dire : résistantes, légères, peu chère !

• Pour parfaire le Timing on lança l’idée d’un tableau

Nous avons donc abordé le dimanche avec sérénité, forts de cette première journée. Ficelle nous servit de rabatteur de public !

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Ficelle

L’ensemble des scènes put être joué devant un public de taille honorable. Sur le tard on découvrit qu’il fallait enchaîner les scénettes pour éviter de perdre le public. Ainsi Quand un Nain rencontre un Elfe et La geste de frères de Fatche connurent un beau succès, le plus important depuis le début du Festival !

Pour être totalement fidèle à la réalité, cette idée d’enchaîner les scènes est née de la frustration des deux équipes de n’avoir pas été entendues. La rencontre du nain et de l’Elfe s’est vue interrompre par une volée de cloches dominicales, et les frères de Fatche ont appris à quelle point la gloire est capricieuse, la vedette leur ayant été subtilisée par un troupeau d’oies ! Face à cela il fut dit que les mésaventures de samedi ne recommenceraient pas et grâce à l’agilité de nos membres à récupérer le public des oies (sic) les scénettes eurent leur heure de gloire.

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Aëlis et Astrée
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Les frères de Fatche

Aussitôt après une séance d’essais des armes captiva les enfants durant près d’une heure. Ce nouveau succès amena les responsables du festival à confier à nos équipes le soin d’animer la chasse au trésor des enfants. Les membres de Laplatzart (venu prêter main forte pour le festival et exposer leur matériel) s’acquittèrent avec courage de cette tâche, découvrant qu’avec les meilleures intention du monde, un drow souffrira toujours d’un déficit d’image auprès des mortels !! Eh oui le drow effraye, mais n’aimons nous pas plus que tout nous faire peur sans risque !!

Dimanche soir, fatigués mais heureux de l’expérience, tenue du débriefing !

Dans l’ensemble, l’expérience obtenait une note positive : nous avions noué des contacts avec les escrimeurs, la maquilleuse du site, des troubadours, des commerçant…L’activité du GN n’a effrayé personne, au contraire. L’hypocras en dégustation était excellent…mais je m’égare !

Dans le fonctionnement de la troupe quelques dissensions apparurent entre ceux qui préféraient la part belle à l’improvisation et les partisans de l’organisation même dans le rôle play. Mais si la tentative du planning écrit avait échoué, il n’en demeurait pas moins que dans un tel type d’activité la logistique mise en place par notre responsable de projet, Damien s’est révélée essentielle !

Le constat final et essentiel pour notre jeune association est que nous avons mené à bien et accompli un premier projet commun d’ampleur ! Donc le mot de la fin est houra !

Maintenant je termine avec la partie qui me tient beaucoup à cœur !!! Les remerciements !

Merci à Colette, pour sa générosité, son hospitalité, son soutien, pour nous avoir fait découvrir Sarrant et son festival, pour nous avoir fait connaître auprès de son organisateur

Merci à Mr Aragon, l’organiqateur du festival, pour avoir fait confiance aux novices de l’animation que nous étions, pour avoir écouté et pourvu à nos attentes, et pour sa gentillesse

Merci à Damien pour nous avoir permis de vivre cette aventure, pour ta diplomatie et ton sens du relationnel et de l’organisation ! Cette participation à Sarrant, représente plusieurs semaines de travail en amont, pour convaincre, persuader, organiser, fédérer !

Merci aux rédacteurs de scènes, Eve, Caro, Nolwenn, Vivien, Jean, Damien !

Un merci spécial à Yannick, ne participant pas à l’évènement, tu n’a pas manqué une réunion ton aide et ton soutien ont été précieux !

Merci aux créateurs de la plaquette : Damien et Yannick (on en a distribué plus de 60 !)

Merci aux autres participants qui ont fait cette aventure : à Oriane, Cédric, aux quatre membres de Laplatzart, à Ben, Sophie et enfin Seb (dont on a beaucoup apprécié le reportage photo qui nous a permis de voir Sarrant… !)

Bon il ne faut pas croire, j’y étais, mais je vais quand même pas me remercier moi-même !!! Ca ne fait pas sérieux !!

On pourrait encore raconter cet évènement sur bien des pages, mais si cet article vous a rendu curieux…rejoignez nous !!

Agathe

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